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TDAH : ce qu’il faut savoir sur ce trouble neurodéveloppemental

Le Trouble du Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité (TDAH) est un syndrome qui a été décrit dans la littérature médicale depuis la fin du 18e siècle.

Il s’agit d’un trouble du neurodéveloppement qui est associé à des petites différences dans la structure et le fonctionnement du cerveau des personnes concernées. Il n’est pas une nouveauté ni une conséquence de l’exposition des enfants aux écrans.

Inattention et impulsivité

Caractérisé par des niveaux élevés d’inattention, d’agitation et d’impulsivité, le TDAH est un syndrome source de handicaps cognitifs et relationnels persistants et parfois sévères. Il entraîne des difficultés à l’école ou au travail, mais aussi dans le cadre familial et social. Le TDAH augmente également le risque de blessures accidentelles, d’addictions, de dépression et de suicide. Il est donc important de le repérer et de le prendre en charge pour atténuer ses conséquences.

TDAH, le diagnostic

Le diagnostic du TDAH repose sur un faisceau d’indices cliniques. Il débute avant l’âge de 12 ans et les enfants concernés ont du mal à rester concentrés et sont facilement distraits.

Ils s’interrompent sans cesse dans leurs activités et interrompent les autres. Ils ont du mal à rester assis ou debout sans remuer, ou à réfréner une envie, une action ou une parole. Ces comportements persistent depuis au moins six mois, se produisent dans plusieurs environnements et altèrent leur qualité de vie au quotidien. Il peut également être associé à d’autres troubles tels que la dyslexie ou la coordination motrice. Il peut également s’accompagner de troubles métaboliques tels que le diabète ou l’obésité, ou même d’allergies.

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TDAH, la prise en charge

Heureusement, la prise en charge peut atténuer les symptômes et les conséquences du TDAH.

Les études cliniques ont démontré que les traitements médicamenteux sont efficaces. Ils réduisent notamment les risques de sous-performances scolaires, d’accidents ou de troubles dépressifs et de suicides. Les effets indésirables sont généralement bénins et peuvent être gérés par un ajustement dans le choix de la molécule utilisée ou de la dose administrée.
Les traitements non médicamenteux tels que les thérapies cognitives et/ou comportementales sont moins efficaces pour réduire les symptômes du TDAH, mais ils peuvent être utilisés en complément des traitements médicamenteux pour amener la prise en charge globale de la personne concernée.

Il est important de souligner que le TDAH n’est pas un problème d’éducation et qu’il ne peut pas être résolu simplement en réprimandant ou en punissant les enfants concernés. Il est essentiel de comprendre que le TDAH est un trouble neurodéveloppemental qui nécessite une prise en charge professionnelle et adaptée. Les parents, les enseignants et les professionnels de santé doivent travailler ensemble pour soutenir les enfants et les adolescents atteints de TDAH dans leur développement et leur bien-être.

Source de cet article : Inserm